Pourquoi le voyage est l’une des meilleures écoles



J’écris cet article à la table d’une terrasse, à Bangkok, le 19 janvier. Ici, il fait 30°.

Je viens d’arriver en Thaïlande.

En moins de 24 heures, j’ai déjà rencontré des gens formidables, avec un sens de l’hospitalité et une gentillesse si touchantes qu’elle peuvent vous pousser aux larmes, découvert une nouvelle façon de voir la vie, et surtout… appris à sourire.

On lit souvent que les Thaïs sont les gens les plus gentils sur terre. Le deuxième nom de la Thaïlande, c’est le « pays du sourire ». Je comprends pourquoi. Et je regrette déjà de ne pas être venu plus tôt.

En prenant mon petit déjeuner, j’en profite pour écrire cet article qui sort un peu des habituels billets sur le marketing.

Des pèlerins aux explorateurs

Selon les moines bouddhistes, le voyage permet à l’esprit de gagner en liberté.

La plupart des religions partagent la même idée, que leurs pèlerinages amènent à la Mecque pour les Musulmans, à Saint-Jacques de Compostelle pour les Chrétiens, à Jérusalem pour les Juifs, aux sources du Gange pour les Hindous, ou au mont Fuji pour les Shintoïstes.

En dehors des religions, les grands voyageurs et les explorateurs ont toujours fasciné. Qu’ils soient réels ou fictifs. D’Ulysse aux héros de Jules Verne, de Christophe Colomb à Jacques Quartier, de Paul-Emile Victor à Cousteau, de Théodore Monod à Haroun Tazieff.

C’est bien que le voyage a quelque chose d’extraordinaire. Qui va bien au-delà du dépaysement, des visites guidées et des attractions touristiques.

La différence entre le tourisme et le voyage

On grandit rarement après une excursion touristique. Au mieux, l’expérience permet de prendre du recul sur son quotidien.

Le voyage qui peut transformer, au point qu’on soit devenu quelqu’un d’autre en rentrant chez soi, celui qui peut apprendre davantage sur l’homme que des années d’études, ce voyage-là est bien différent.

Quand le touriste cherche à voir, à visiter, à « faire » (on entend souvent : « J’ai fait les Pyramides », « As-tu fait la Thaïlande ? »), le voyageur veut veut vivre.

Le voyage qui transforme implique des expériences. Davantage que des visites.

Le vrai voyage consiste à rencontrer des gens qui partagent une autre vision du monde, un point de vue et des habitudes complètement différentes des notres. On remarque alors qu’on a beaucoup en commun malgré les apparences, qu’on peut presque toujours communiquer, et qu’on peut apprendre énormément de leur exemple, de leur environnement, et de leur façon de vivre. Même sans parler leur langue.

Un voyage est un succès quand la personne qui rentre chez elle n’est plus la même que celle qui était partie.

Le bonheur n’est pas au bout du chemin

Il est le chemin. C’est une des grandes leçons de la vie que j’ai apprises en voyageant.

Dans le passé, je sacrifiais mon quotidien pour viser des objectifs qui représentaient tout pour moi. Sans essayer de prendre du plaisir sur la route vers leur accomplissement.
Le voyage m’a fait changer d’optique. Il y a autant de bonheur, sinon plus, au long du chemin qu’à l’arrivée.

C’est un principe qui a révolutionné la façon dont je travaille. J’ai réévalué mes priorités pour accorder davantage d’importance aux projets qui me procurent du plaisir sur le chemin, et pas uniquement lorsque j’ai atteint mes buts.

Je vous conseille vivement la lecture de l’Alchimiste de Paulo Coelho. C’est l’histoire d’un chercheur de trésor qui découvre que les expériences accumulées lors de sa quête sont le vrai trésor. Et pas l’or. C’est un conte à la façon du Petit Prince, facile à lire, et qui peut vraiment changer votre façon d’entreprendre, et de vivre.

J’en parlais dans cet article : Petit traité d’Alchimie à l’usage des marketeurs

Jean Riviere.


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