Pourquoi apprendre l’anglais, et comment Lost peut vous aider



Internet représente une masse de contenu littéralement hallucinante. Le problème, c’est que la plupart de ces contenus sont uniquement disponibles en anglais.

Or, la France est probablement le pays européen où les bacheliers ont le niveau d’anglais le plus bas. Et la plupart d’entre-nous n’ont pas appris l’anglais ailleurs qu’au lycée.

Le débat n’est pas de savoir si l’anglais doit être ou non accepté comme « la » langue internationale. Simplement, l’anglais est la langue la plus utilisée sur internet, et s’en priver, c’est se restreindre à un recoin du web. Ce qui revient à limiter ses sources d’informations, ses connaissances, ses sources d’inspiration, son business, et donc aussi ses revenus.

Il est simple d’apprendre l’anglais en quelques mois, sans se forcer. J’y viendrai à la fin de cet article.

5 raisons d’apprendre l’anglais en 2010

1. Wikipedia propose 3 277 071 articles en anglais, et seulement 942 649 en français, soit plus de 3 fois moins. Par ailleurs articles anglophones de Wikipedia sont beaucoup plus fouillés et contiennent davantage de références, puisqu’il y a presque 15 fois plus d’utilisateurs sur la version anglophone (12 233 826 contre 821 638).

2. C’est une évidence : il y a beaucoup plus de contenus anglophones que francophones sur le web. Par exemple, la recherche «Marketing» sur Google donne 678.000.000 résultats en anglais, et 125.000.00 en français.

3. Comme il y a davantage d’utilisateurs anglophones, les innovations sont le plus souvent disponibles seulement en anglais, au moins pendant les premières années. Ca a été le cas pour Facebook (qui a commencé à se développer en France uniquement après avoir été traduit), Flickr (même chose), et de nombreux autres services.
Beaucoup d’outils remarquables ne sont tout simplement pas disponibles en français. Parmi ceux qui me sont indispensables : Dropbox et Aweber, par exemple.

4. En lisant les news en anglais, on prend du recul et on découvre de nouveaux points de vue. Vous allez constater que les journalistes francophones développent souvent une opinion marginale sur l’actualité, et qu’elle est traitée sous un angle radicalement différent dans d’autres pays. Le fossé est parfois énorme.

5. Si vous vous intéressez au marketing, beaucoup de livres écrits sur le sujet en français sont pauvres et dépassés. Le reste, ce sont souvent de très mauvaises traductions d’ouvrages anglophones. Si vous vous intéressez à un autre sujet, c’est probablement aussi le cas. La raison est simple : comme il y a davantage d’ouvrages anglophones, il a par conséquent un plus grand nombre d’excellents livres en anglais qu’en français.

Bref, il n’a jamais été aussi important d’apprendre l’anglais, même si on ne sort pas de chez soi.

Comment apprendre l’anglais sans peine, en regardant l’intégrale de Lost

Comme la plupart des Français, j’ai appris l’anglais au lycée. Après le bac, j’étais à peine capable de me débrouiller seul dans un magasin.

J’ai perfectionné mon anglais en regardant des séries, dont Lost, en VO. L’avantage des séries, c’est que sont toujours les mêmes acteurs qui jouent, d’épisodes en épisodes. On s’habitue vite à la façon de parler et au vocabulaire utilisé par les personnages.

Ce que je vous conseille, c’est de commencer par regarder une dizaine d’épisodes d’une série qui vous intéresse, en VO, avec les sous-titres français.

Une fois que vous êtes familiarisé avec les personnages, leur accent, leurs expressions, passez les sous-titres en anglais.

Vous n’allez pas forcément tout comprendre, et ce n’est pas un problème. Si vous ratez le sens de plusieurs phrases, vous allez tout de même comprendre les grands axes de l’intrigue.

Puis, enfin, après quelques saisons, retirez tout simplement les sous-titres. Et forcez-vous à ne plus les remettre.

En visionnant un épisode par jour, vous pouvez progresser en anglais en un ou deux mois, et les résultats vont vous surprendre.

Une fois avoir terminé la série, plongez-vous dans un livre simple, écrit en anglais.

En continuant à lire, et en regardant plusieurs autres séries sans sous-titres, vous allez atteindre un niveau tout à fait correct en quelques mois seulement. Sans prendre de cours, sans apprendre la grammaire.

Apprendre l’anglais ne nuit pas à la langue française

Je ne défends pas l’anglais comme langue internationale qui devrait remplacer les autres. Il ne s’agit pas de ça.
La seule chose que j’affirme, c’est que le web anglophone regorge de richesses. Et qu’il serait bien dommage de s’en priver.

Lire en anglais n’implique pas d’oublier le français. Il s’agit, simplement, d’élargir ses sources d’information, et par voie de conséquence, d’élargir sa pensée. De s’ouvrir au monde.

Il ne s’agit non plus de se limiter à la culture américaine. Des Allemands, des Indiens, des Russes, des Italiens, des Tchèques, des Colombiens, des Japonais et des Australiens partagent aussi de l’information en anglais, bloguent en anglais, et écrivent des livres en anglais. Et beaucoup moins en français…

Il s’agit, encore une fois, non pas de se limiter à une langue et à un pays, mais de s’ouvrir au monde.

Jean Riviere.


A lire aussi :

Partagez cet article :