Le marketing traditionnel est périmé : passez au marketing de permission



Dans cet article, je ne reprends pas la théorie exacte de Seth Godin, l’auteur qui a popularisé le Permission Marketing. Je m’en inspire et la mélange aux idées d’autres auteurs, comme Scott Tratten.

Qu’est-ce que le marketing de permission ?

Il s’oppose au marketing d’interruption, celui qui tente d’accaparer votre attention alors que vous faites autre chose. Par exemple, les publicités dans la rue, à la télévision, dans les magazines… bref, le marketing traditionnel dans son ensemble.

Le problème du marketing d’interruption, c’est qu’il n’a plus beaucoup d’effet : notre cerveau est saturé de messages publicitaires qui tentent de capter notre attention.

Le marketing de permission, au contraire, ne tente pas de capter notre attention. Il crée une relation dans laquelle c’est le client qui permet au marketeur de le solliciter. Ou qui va même jusqu’à le lui demander.

Le marketing de permission, c’est celui que je pratique sur ce blog, par exemple.

J’y vends un livre.

Au lieu de pousser mes visiteurs à l’acheter avec un marketing agressif qui amènerait une interruption dans l’activité de l’internaute, je crée une relation avec mes lecteurs.

J’y publie chaque jour des articles informatifs et non commerciaux. Mon livre est proposé en complément au contenu du blog. Il s’inscrit dans la continuité du support sur lequel j’en fais la promotion.

99% des articles publiés ici n’appellent pas directement à l’achat de mon produit. Pourtant, ces mêmes articles les poussent indirectement à l’achat lorsqu’ils leur ont apporté des informations qui les intéressent, et qu’ils veulent aller plus loin.

C’est autrement plus efficace qu’un blog dont les seules publications seraient des articles promotionnels vantant les mérites du produit.

Le marketing de permission rejoint le concept de l’économie du don. L’idée, c’est de donner avant de recevoir. Au lieu d’imposer.

Le marketing de permission s’inscrit dans une démarche de qualité, sur tous les plans. Cette démarche est indispensable pour créer une vraie relation avec le client, qui demandera de lui-même à acheter. Qui réclamera même parfois des produits qui n’existent pas en encore.

Vous allez développer une communauté de fans là où le marketing traditionnel vous permet simplement d’acquérir une clientèle à usage unique.

Vendre davantage à un nombre limité de clients

Il est plus facile de vendre un nouveau produit à une personne qui a déjà acheté chez vous et qui est satisfaite.

Plutôt que d’essayer de convaincre des personnes qui ne vous connaissent pas, vous pouvez vous concentrer sur vos relations avec vos clients actuels. Vos dépenses en publicité seront largement réduites : vos clients ont déjà été acquis. Vous n’avez plus qu’à les « réactiver ».

Bien entendu, encore une fois, cela nécessite de créer une relation forte avec votre clientèle, et des produits et services de qualité.

Contrairement au marketing traditionnel du « push and pray », le marketing de permission se concentre davantage sur la qualité que sur la quantité. Il ne demande pas d’être présent sur tous les supports publicitaires possibles. Il demande simplement à créer une relation personnalisée de qualité avec chacun de ses clients. C’est l’épicerie bio du quartier face à l’hypermarché.

Le marketing de permission est adapté aux activités en ligne

Il n’existe pas de lieu où il est plus facile de créer des relations avec vos clients que le web. C’est la raison d’être des communautés de marques.

Fournir des informations de qualité à ses clients via un blog plutôt que d’y pousser à l’achat, animer sa communauté sur les réseaux sociaux sans y poster 90% de liens publicitaires, répondre individuellement aux emails, partager de l’information de qualité gratuitement, ce sont des démarches qui rebutent les « anciens », ceux qui ont passé toute leur carrière à acheter des campagnes publicitaires de masse.

C’est pourtant la seule façon de générer des ventes quand les clients sont saturés de messages publicitaires de tous ordres et que les budgets nécessaires pour être vu et remarqué sont hors d’atteinte.

C’est aussi une façon de faire du business de façon intelligente et humaine. Une façon de travailler qui est gratifiante aussi bien du côté commercial que du côté humain.

Jean Riviere.


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