La machine à bloguer, ça existe ? Je la cherchais depuis des années, et je l’ai trouvée

Vous avez souvent du mal à rédiger facilement de longs articles, des chapitres d’un livre ou d’un guide pratique… parce que vous êtes souvent tenté par des distractions ?

Parce que votre ordinateur ou votre tablette permet de faire tellement de choses que ça en devient difficile de s’y concentrer sur UNE SEULE tâche pendant 20 ou 30 minutes d’affilée ?

Les interruptions, ce sont les ennemis du créatif.
Et les ennemis de l’entrepreneur.

C’est la raison pour laquelle j’ai toujours cherché à utiliser des appareils qui ne font QU’UNE SEULE CHOSE.

Au lieu de lire sur une tablette, je lis sur un Kindle, qui ne permet QUE de faire ça.
Je suis même tous les blogs qui m’intéressent depuis mon Kindle, en utilisant le service kindle4rss. Parce que du coup, on peut vraiment se plonger dans la lecture. On ne lit VRAIMENT pas de la même manière que sur une tablette ou un smartphone.

Au lieu d’utiliser un téléphone ou une tablette pour prendre des notes quand je prépare une formation, un sujet de contenu, ou que je me fais un petit brainstorming… J’utilise un bête cahier, ou bien un mémo Sharp WG-N20-B, un appareil japonais qui ne permet QUE de prendre des notes. Ou encore, par le passé, une “ardoise électronique” Boggie Board.

Il y a juste un problème…
C’est qu’il est difficile de trouver aujourd’hui une machine ou un appareil qui ne permette que d’ÉCRIRE.

Et pourtant, c’est pour moi l’activité pendant laquelle je suis le plus tenté par les distractions… et donc celle pour laquelle j’avais le PLUS besoin d’un appareil “mono-tâche”…

Cet appareil idéal, je l’ai cherché pendant des années.

L’objectif, c’était de trouver un remplaçant moderne à la machine à écrire : un appareil qui ne permette QUE de rédiger, de la même façon qu’un Kindle ne permet QUE de lire, ou qu’un cahier ne permet QUE d’écrire.

Alors j’ai fouillé de fond en comble les forums et les blogs fréquentés par des auteurs.

Et voici ce que j’ai trouvé :

  • Le Pomera DM100, un appareil japonais qui se transporte facilement, et qui ne permet que d’écrire.
    Pomera DM100
    Le problème : le clavier est vraiment étrange (adapté au japonais, et pas vraiment à l’anglais… encore moins au français), et pas vraiment agréable à utiliser.

  • Les “claviers intelligents” qui ont succédé à la machine à écrire, quand les ordinateurs n’étaient pas encore abordables pour la plupart des gens.
    J’ai testé l’Alphasmart Neo et le Quick Pad Pro (qui ne sont plus fabriqués, mais qu’on trouve encore sur Ebay)…
    Alphasmart
    Le problème ? On ne peut pas vraiment écrire en français là-dessus : les accents sont difficiles à utiliser, parce que ces outils-là sont conçus pour rédiger en anglais, et de façon occasionnelle, en espagnol.

  • J’ai lorgné du côté de l’Hemingwrite, une machine à écrire moderne, avec écran e-ink (comme le Kindle) et un excellent clavier.
    Hemingwrite
    Le problème ? Il est encore en production, et pas encore commercialisé. Et pas vraiment facile à transporter.

(Oui, tous ces appareils sont équipés de claviers QWERTY, et pas de claviers français. Mais ça fait maintenant des années que j’écris en français sur un clavier US-International, parce que je voyage beaucoup, et que ce n’est pas vraiment pratique de toujours commander son matos en France.)

Bref.
Je pensais qu’il n’y avait donc plus vraiment d’autres options que la tablette ou l’ordinateur portable.

Et c’est là que m’est venue une idée

Si vous lisez les conseils qu’on trouve un peu partout sur l’écriture, on nous donne toujours la même recommandation de base : écrire d’abord, d’une seule traite, sans se corriger, sans revenir en arrière… en profitant de l’élan et de l’inspiration jusqu’à terminer l’article, la page, ou le chapitre…

Puis dans un deuxième temps, relire consciencieusement.

Hemingway disait: ”Write drunk, edit sober“.
Soit, en français, ”Écrivez bourré, et relisez quand vous aurez désaoulé”.

Même sans picoler, le principe est le même : on se donne à fond quand on écrit, on fait exploser sa passion et ses émotions… sans jamais revenir en arrière. Sans jamais interrompre la passion pour corriger ou relire.

Et puis, dans un second temps, on range ses émotions et on sort son intelligence analytique, celle qui permet de trouver les fautes et d’améliorer les tournures de phrases.

Je me suis dit qu’en poussant ça à l’extrême, finalement, on pourrait rédiger sans avoir d’écran.

Simplement en tapant sur un clavier, peu importe les erreurs. Puis, dans un deuxième temps, en relisant tout ça en face d’un écran.

Parce que finalement, c’est vraiment pendant la phase d’écriture -et pas de relecture- qu’on est le plus tenté par les distractions.

Alors c’est là que m’est venue une idée.

J’ai acheté un bête clavier bluetooth, et je l’ai connecté à mon téléphone mobile.
Et j’ai posé le téléphone à côté. Hors de ma vue.
Et sans même regarder l’écran du téléphone -simplement le clavier- je me suis mis à écrire.
Et à écrire.
Et à écrire.

Je n’avais même pas idée du nombre de mots qui venaient de sortir de mon clavier, 20 minutes après.
Je n’avais jamais écrit aussi rapidement, aussi facilement, et avec autant d’inspiration…

…Alors bien sûr, quand j’ai commencé à me relire, j’ai bien vu qu’il devait y avoir 2 ou 3 fois plus d’erreurs que d’habitude.

Mais peu importe.
J’avais un article excellent, plein de passion, et que j’avais réussi à écrire facilement, d’une seule traite.

Alors il suffisait juste de transférer le texte sur mon ordinateur pour le corriger calmement, et le polisser un peu.

JAMAIS, je n’avais écrit aussi facilement.

Alors j’ai décidé de continuer…

Et c’est la raison pour laquelle je me suis remis à écrire un article par jour. Et que la plupart de ces articles sont plus longs, et que j’y mets plus de passion (et aussi qu’ils sont beaucoup plus faciles à écrire) que tout ce que j’ai rédigé par le passé.

Essayez : vous serez surpris…
Il suffit d’un smartphone (à placer hors de votre vue) et d’un clavier Bluetooth.

A voir tout de suite :

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