La boîte à outils du travailleur nomade



Pendant 6 ans, j’ai profité d’avoir une activité en ligne pour découvrir d’autres pays. Je vivais entre 6 mois à un an dans une ville, avant de partir ailleurs.

A l’automne 2010, j’ai radicalisé ce mode de vie. Je suis passé de la semi-sédentarité au nomadisme. J’ai rendu les clés de l’appartement que j’occupais à Bruxelles, et je n’en n’ai plus loué depuis. Je vis sur les routes. Je dors à l’hôtel. Et j’ai organisé mon business et ma vie dans moins de 20 kg.

Depuis, je suis passé par Hong Kong, la Thaïlande, la Malaisie, et le Vietnam. Je reviens en Europe cet été, en passant par la Roumanie, la Hongrie, la Belgique, la France et la Suisse. Avant de repartir pour l’Asie à l’automne.

Voici la liste des outils qui m’ont rendu la tâche facile :

Mon « sac-bureau »

Il s’agit d’un simple Eastpack, qui permet non seulement de passer inaperçu (il est difficile d’imaginer qu’il contient un mini Apple store…), mais aussi de protéger mon équipement.

Lors du festival de Shongkran, en Thaïlande, il a sauvé mon matériel des eaux, grâce à son étanchétité (J’en parlais ici).

Il contient un Mac Book Air (que je laisse dans le coffre de l’hôtel la plupart du temps), un iPad, une « boîte vitale » (j’y reviendrai), un modem Huawei E5, un Powerbank (j’y reviens aussi plus bas), un stylo et un cahier.

L’intégralité de mon business tient dans ce sac. Je numérise tout, comme je l’expliquerai plus bas.

Un modem Huawei E5

Il transforme l’accès internet 3G d’une carte SIM en un réseau Wifi.

Il est désormais possible de faire la même chose avec un iPhone, avec la fonction « Personal Hotspot ». Le problème, c’est que beaucoup d’opérateurs en brident l’accès.

En utilisant l’E5, je n’ai besoin ni de jailbreak ni de bidouillages. Je me promène partout avec mon réseau Wifi.

Dans tous les pays par lesquels je suis passé, on trouve des cartes SIM sans abonnement, qui permettent d’accéder à internet en 3G à tarifs abordables.

Un Powerbank

Je travaille souvent à la terrasse d’un café. Cette batterie à haute capacité (5000 mAh) permet de charger un iPhone de 0 à 100% sans recours à une alimentation externe.

Cet outil ne quitte jamais mon sac-bureau : il alimente la plupart du temps mon modem E5 (gourmand en batterie), ou encore mon iPhone ou mon iPad en cas de besoin.

Un routeur Airport Express

Certains hôtels offrent une simple prise Ethernet au lieu d’un réseau Wifi. C’est rare. Mais dans ces cas là, il est bien utile d’avoir un routeur sous la main.

L’Airport Express est parfait pour un voyageur : faible encombrement, et absence de câble d’alimentation. Il se connecte directement sur la prise.

Une « boîte vitale »

C’est mon coffre fort. Je peux tout perdre, sauf ça.

Parce que mon Mac Book, mon iPad et mon iPhone sont protégés par mot de passe, et que leurs données sont sauvegardées en ligne. En cas de vol ou de perte, il suffit que je remplace le matériel, et je suis sur pied en moins d’une journée.

Cette boîte, elle, contient les seules choses qui sont difficiles à remplacer : mon passeport, mon permis, mes digipass de banques, mes cartes bancaires, mes papiers d’assurance santé, et une réserve d’argent en liquide pour faire face aux imprévus.

Par expérience, quand on voyage, il est beaucoup plus sûr de regrouper les documents vitaux en un seul endroit : on gagne en sérénité, puisqu’il suffit de prêter attention à cet endroit en particulier.

Je conserve tout de même une carte bancaire de secours dans mon autre sac, au cas où.

Un sac à câbles

Il contient un ensemble d’adaptateurs secteur, qui me permet de brancher mon matériel partout dans le monde, et une multiprise équipée d’adaptateurs USB.

La première chose que je fais en arrivant dans un hôtel, c’est de repérer le « coin recharge » idéal, pour y brancher mon équipement.

Evernote

Evernote, c’est mon placard à dossiers. J’y numérise tout les documents à conserver : factures, billets d’avion, documents bancaires mails importants, contrats, copie de mes papiers d’identité.

Je peux y retrouver n’importe quel document en moins de 2 minutes.

Les quelques documents numérisés dont je dois conserver la version papier sont envoyés par la poste à un proche, en France, qui les archive. Avec mes vêtements en trop, quand je cherche à m’alléger pour ne pas payer d’excédents de bagages lors d’un voyage aérien.

Une valise de moins de 20 kg

Quand je suis parti, j’utilisais un sac à dos. Que j’ai largué en chemin. Parce que les vêtements y sont difficiles d’accès, se froissent, et aussi parce que certains douaniers ont tendance à assimiler gros sac à hyppie-backpacker-qui-cherche-du-boulot-au-black-et-qui-fume-des-choses-illicites…

Bref, je voyage maintenant avec une petite valise, qui contient tous mes vêtements.

La règle, c’est de ne jamais dépasser les 20 kg (selon les compagnies aériennes, la limite est de 20 à 25 kg, au-delà de laquelle il est nécessaire de payer un excédent de bagages).

Ça oblige aussi à se séparer d’un objet à chaque fois qu’on en achète un nouveau. C’est un moyen forcé de faire le propre, et de rester léger.

Pour se débarrasser d’objets ou de vêtements, rien de plus simple : il suffit d’envoyer un colis postal à un proche.

Et la sécurité dans tout ça ?

Il n’y a rien de dangereux à partir sur les routes avec un équipement aussi simple et limité que celui-ci :

- Une assurance santé, responsabilité civile et assistance juridique me couvre. Le numéro de téléphone de la compagnie d’assurance est partout : sur un post-it collé à la dernière page de mon passeport, dans mon répertoire téléphonique, dans mon portefeuille, et dans ma « boîte vitale ».

- J’ai toujours une carte bancaire dans chacun de mes deux sacs (ou dans le coffre de ma chambre d’hôtel), pour faire face à mes besoins en cas de vol ou de perte.

- Western Union permet, en cas d’urgence, d’envoyer et de recevoir de l’argent liquide partout dans le monde, en moins de 10 minutes. Il suffit donc d’appeler un proche en cas de problème.

- Tous mes documents sont sauvegardés. Mon compte Evernote est disponible en version locale sur mon ordinateur, et en ligne. Mes documents de travail sont stockés sur Dropbox. Mes sites sont sauvegardés sur deux serveurs externes, localisés dans deux pays différents. Même si je me retrouve un jour à poil, je serai sur pied en moins d’une journée.

Jean Riviere.


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