A propos

Webmarketing Junkie est le blog d’un indépendant qui gagne sa vie sur internet depuis 2003, et qui travaille en voyageant.

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Mon histoire

J’ai créé mon premier site internet en 2002. Je venais de finir mes études. Après quelques semaines, je gagnais 5€ par jour. C’était la preuve qu’on pouvait gagner de l’argent sur internet. Je ne m’attendais pas encore à y gagner ma vie.

Je me suis plongé pendant plusieurs mois dans les forums de webmasters, les livres sur le html et php, pour essayer de me lancer dans l’aventure de façon plus sérieuse.

A l’époque (il y a un siècle, à l’échelle du web), les systèmes de blogs ou les CMS clés en main n’existaient pas vraiment, ou n’étaient pas très attrayants. Il fallait tout faire par soi-même, et il était impensable de vouloir développer des revenus sur internet sans avoir de bases en programmation.

J’ai multiplié les expériences : portails thématiques financés par la publicité, annuaires, sites à contenu payant par Allopass…

J’ai commencé à générer des revenus suffisants pour vivre en 2003, en vendant des produits en affiliation qui n’étaient proposés que sur des sites anglophones. Je faisais leur promotion sur une page en français qui amenait le visiteur directement sur la page de paiement du site américain. Je créais un univers différent pour chacun de ces produits, de façon à ce qu’il soient parlants pour des clients français.

A cette époque, il était relativement aisé d’obtenir beaucoup de visites sur un site via les moteurs de recherche. Le référencement était un jeu d’enfant : la concurrence n’était pas vraiment un problème, et les moteurs de recherche étaient faciles à influencer avec deux ou trois techniques simples.

En 2004, j’ai tout quitté pour partir vivre en Roumanie. J’y suis resté jusqu’en 2009.

En 2004, il était possible de générer des revenus extraordinaires avec un simple annuaire, à condition de placer des annonces Adsense au-dessus des résultats de recherche, et de leur donner exactement le même habillage que les « vrais liens ». J‘ai réussi à gagner 30 000$ en deux mois en utilisant cette stratégie (à l’époque, Adsense payait en dollars).

Cet épisode a représenté une énorme source de motivation pour lancer d’autres projets. Malgré un changement d’algorithme de Google qui m’a fait perdre 90% de mon trafic sur mes annuaires. Et aussi les revenus que j’en tirais, par voie de conséquence.

J’ai commencé à démarcher des entreprises que je connaissais, ou gérées par des proches, pour leur proposer de leur apporter des clients via internet, en étant rémunéré à la commission.

La stratégie était simple : créer des mini-sites optimisés pour les moteurs de recherche, sur lesquels un formulaire de contact imposant invitait les visiteurs à demander un devis, ou des informations.

Après de nombreux déboires et des problèmes de confiance avec certains de ces prestataires (il était difficile de savoir combien de prospects se transformaient réellement en clients) , je me suis décidé à lancer mes propres entreprises de services en utilisant ce modèle.

J’ai créé par exemple une société proposant des services d’impression et de sous-traitance en graphisme. Tous les services étaient sous-traités, et l’acquisition de clients se faisait via internet. Là encore, j’ai du faire face à des problèmes de confiance avec mes sous-traitants, et j’ai mis fin à l’aventure à temps, avant de risquer de me mêler à des histoires qui auraient pu me coûter cher.

Bref, la vie sur le web est un éternel recommencement.

Je me suis lancé dans la création de sites communautaires, sur des thèmes divers. L’un d’entre-eux a percé. Il est devenu numéro un dans son domaine, avec plus de 40 000 visiteurs par jour.
Je m’en suis détaché il y a quelques années parce qu’il me demandait trop de temps et d’énergie, et que les revenus dégagés ne justifiaient pas les efforts nécessaires. Il est très difficile de rentabiliser un forum, surtout quand on rémunère les modérateurs (ce à quoi je tenais).

A la suite de cette aventure, j’ai commencé à créer mes propres produits d’information, et à les vendre sur des blogs, et/ou en utilisant Google Adwords. Mon erreur a été de vouloir copier exactement ce qui se faisait aux Etats-Unis, alors que le marché francophone est bien différent. Une page de vente ou un produit qui se vend bien là bas n’a pas forcément beaucoup de chances d’avoir du succès chez nous.

Petit-à-petit, j’ai trouvé ma voie, et je vends aujourd’hui des livres, des DVD et des formations en ligne dans plusieurs domaines. Celui qui m’apporte le plus de revenus aujourd’hui ne me demande pas plus d’une heure de travail chaque semaine. Il me suffit de vérifier chaque lundi mes campagnes Adwords, et de les optimiser un peu. Tout le reste est automatisé.

C’est ce qui m’a permis d’avoir le temps de développer d’autres projets, comme Webmarketing Junkie.

Entre 2004 et 2010, j’ai aussi organisé des formations hors-web, des événements, lancé une entreprise de prestations de services, et écrit plusieurs livres.

Peu à peu, je me suis réorienté vers des activités que je peux gérer sans présence physique, ce qui me permet de voyager.

La vie sur les routes

Entre 2009 et 2010, j’ai lu de nombreux livres sur l’efficacité. J’ai découvert des façons d’organiser sa vie qui correspondaient tout-à-fait à ma situation, notamment dans La semaine de quatre heures de Tim Ferriss et L’art d’aller à l’essentiel de Leo Babauta. Et aussi The Art of Non-Conformity de Chris Guillebeau.

Petit à petit, j’ai abandonné les activités qui me demandaient une présence physique, ou un engagement trop important dans des tâches qui ne m’intéressaient pas.

J’ai littéralement fait le ménage dans mon business, aussi bien que dans ma vie : j’ai vendu, donné ou jeté 95% de mes possessions matérielles, limité mes engagements et dématérialisé mon organisation. J’ai tout simplifié.

Aujourd’hui, mon courrier est scanné par un prestataire et consultable en ligne, mes documents sont accessibles partout dans le monde via Dropbox, ma comptabilité est confiée à un cabinet qui propose une interface web, et tous mes documents administratifs sont numérisés et stockés sur Evernote.

Je possède moins de 20 objets, si on ne compte pas les vêtements. Ma vie tient dans un sac de sport et un sac à dos petit modèle. J’en parle ici.

Cette démarche est difficile, mais elle est libératrice. On gagne une sérénité qu’on n’a jamais eu l’expérience de vivre avant.

En simplifiant et en dématérialisant mon organisation, je peux voyager. C’était d’ailleurs mon objectif en démarrant ce processus.

J’ai définitivement quitté mon appartement en novembre 2010 pour me lancer dans un « voyage perpétuel » qui commence Europe, et qui continuera à Hong-Kong, puis en Thaïlande à partir de janvier 2011.

C’est un mode de vie rendu possible grâce à internet, et que de nombreux webmasters ou blogueurs peuvent adopter facilement, à condition de bien s’y prendre. Sur Webmarketing Junkie, je partage des techniques et des outils qui permettent d’aller en ce sens.

En voyageant, j’ai remplacé la télévision, la navigation sans but sur internet et l’addiction aux réseaux sociaux par la lecture. Grâce à Amazon et à l’application Kindle pour iPhone et iPad, je peux transporter plusieurs dizaines de livres dans mon sac. Je lis en général entre 3 et 5 ouvrages par semaine. J’en survole certains, et je passe aussi de longs jours à en dévorer d’autres.

Webmarketing Junkie me sert de support pour partager les réflexions issues de ces lectures, aussi bien sur le marketing que sur l’efficacité et les techniques web. Le temps gagné par la simplification de mon organisation me permet aussi d’écrire 5 pages par jour, que ce soit pour un blog ou un livre en cours d’écriture. C’est un objectif que je me fixe, que je dépasse parfois, et que certains jours je n’atteins pas.

Ma vision du marketing

Elle est liée à ma personnalité. J’aime partager des informations, expliquer, et enseigner. Je suis quelqu’un de relativement simple, qui n’a jamais vraiment trouvé d’affinité avec des gens arrogants ou fiers.

Ma vision du business en découle directement : je pratique un marketing qui consiste à proposer du contenu gratuit avant de vendre, et à créer des relations avec mes clients sur une base d’égalité. Je rejette avec horreur l’auto-satisfaction et l’esprit hype que de nombreuses marques utilisent. Je suis même convaincu que l’effet obtenu est inverse à celui qui est escompté.

Il est possible de créer une affaire rentable en restant soi-même, sans chercher à donner une image qui ne correspond pas à la réalité. En descendant de son piédestal, on redevient le semblable du client. Et c’est indispensable si l’on veut créer une relation de confiance qui s’inscrit dans la durée.

Seth Godin parle de « transformer des inconnus en amis, et des amis en clients ». Je partage sa vision du marketing.

Vous pouvez me retrouver sur Twitter et sur Facebook.

Et pour mieux me connaître, vous pouvez lire cette interview à laquelle j’ai répondu. Et aussi celle-ci. Et encore celle-ci. Et encore une ici.

Enfin, si vous souhaitez suivre ma liste de lecture, vous pouvez la consulter ici. Elle contient des livres que j’ai lus, et que je conseille pour approfondir les thèmes abordés sur ce blog.

Bonne lecture !

Jean.